Impossible d’évoquer Aniimo sans que les noms de Pokémon, Palworld ou encore DokeV ne reviennent dans la conversation. Le genre du « creature collector » en monde ouvert connaît un vrai regain d’intérêt ces dernières années, et chaque nouvel arrivant se voit immédiatement comparé à ses illustres prédécesseurs. Mais la comparaison est-elle vraiment justifiée pour le jeu de Pawprint Studio ?
Le point commun avec Pokémon : la structure de base
Sur le papier, la filiation avec Pokémon saute aux yeux : on explore un monde peuplé de créatures, on les capture à l’aide d’un objet dédié (les Aniipods plutôt que les Poké Balls), on les fait évoluer et on constitue une équipe pour affronter d’autres joueurs ou dresseurs. Le système de journal de créatures, l’Aniilog, joue un rôle similaire au Pokédex. Mais Aniimo s’en écarte nettement par sa structure en monde ouvert et son combat en temps réel, deux éléments totalement étrangers à la formule historique de Nintendo.
Palworld : l’inspiration la plus directe ?
C’est sans doute avec Palworld que la comparaison est la plus pertinente. Les deux jeux partagent un monde ouvert exploré librement, une capture de créatures intégrée au gameplay d’action, et une volonté assumée de mélanger les genres plutôt que de rester dans un cadre unique. Aniimo y ajoute cependant sa propre identité avec le Twining, la fusion physique avec les créatures, qui n’a pas d’équivalent direct chez son concurrent.
DokeV : une parenté esthétique plus qu’une parenté de gameplay
Le jeu encore non sorti de Pearl Abyss, DokeV, est régulièrement cité en comparaison pour son ambiance colorée et sa direction artistique proche de l’animation, davantage que pour ses mécaniques. Les deux titres misent sur un univers chaleureux et accessible, loin des tons sombres ou réalistes que l’on retrouve dans d’autres jeux d’action en monde ouvert.
Une addition plutôt qu’une copie
Plutôt que d’y voir un simple clone opportuniste, il semble plus juste de considérer Aniimo comme une synthèse : il emprunte la structure de capture et de progression à Pokémon, l’ouverture et le mélange des genres à Palworld, et l’esthétique chaleureuse à DokeV, tout en y greffant une mécanique qui lui est propre. Reste la grande inconnue commune à tous les jeux de ce créneau : la gestion du modèle free-to-play sur la durée, un point que la communauté surveille déjà de près depuis les premières bêtas.