Dans notre bilan de la bêta fermée d’Aniimo, on saluait l’engouement d’une communauté déjà nombreuse avant même la sortie du jeu. Une question restait alors en suspens : cette progression allait-elle survivre au passage à la version finale ? La réponse est tombée, et elle tient en deux temps : oui, tout est bien effacé, mais non, ce n’est pas tout à fait un adieu sans contrepartie.
Oui, c’est un wipe complet — presque
La bêta mondiale fermée d’Aniimo s’est terminée le 25 juillet 2026, avec des horaires de fermeture décalés selon les régions (23h59 heure locale en Asie-Pacifique, 11h59 en Amérique du Nord, 15h59 en Europe). Le message officiel a été sans ambiguïté : toutes les données de ce test seraient supprimées. Concrètement, cela couvre l’intégralité de la progression, des objets accumulés et des créatures capturées pendant la bêta. Personne ne redémarre le 16 septembre avec un compte déjà bien avancé.
Rien de très surprenant en soi : un wipe de fin de bêta est une pratique quasi systématique dans le genre, d’autant plus justifiée pour un jeu qui mise autant sur le multijoueur compétitif. Avec un mode PvP comme le Diamond Egg Heist annoncé dès le lancement, laisser une avance de plusieurs semaines à ceux qui ont testé le jeu en amont aurait faussé la ligne de départ pour tous les autres. Reste que passer des semaines à construire son équipe pour tout perdre du jour au lendemain reste, humainement, difficile à digérer sans un minimum de reconnaissance en retour.
Le Bond Pact, l’exception à connaître
Il existe toutefois une porte de sortie, baptisée Bond Pact : lors du tout dernier jour de la bêta, chaque joueur pouvait sceller exactement une créature favorite. Cet Aniimo scellé est conservé et pourra être récupéré au lancement officiel, à condition d’utiliser le même compte et la même plateforme qu’en bêta.
La procédure de récupération annoncée se déroule en plusieurs étapes : réclamer l’œuf scellé (en jeu ou depuis le site officiel), débloquer la forme correspondante dans l’Aniilog, le registre des créatures, puis seulement ensuite faire éclore l’œuf. Un détail important à retenir : la rareté de la créature ne conditionne pas l’éclosion, seul le déblocage préalable dans l’Aniilog compte.
Ce qui ne pouvait pas être scellé
Le Bond Pact n’était pas ouvert à toutes les créatures sans distinction. Restaient exclus de la préservation : les Aniimo en forme Prismana (la variante rare du jeu), certains Aniimo Spéciaux nommément cités (Helion, Lunara, Irisalis, Fulmintis et quelques autres), ainsi que plusieurs créatures propres aux îles Whisperwake (Cheekie, Wavwal, Reefish, Coraliz, entre autres). En clair, aucun testeur n’a pu conserver de starter, de légendaire ou de forme chromatique via cette exception. En revanche, les Aniimo de rareté Sparkling et Alpha étaient pleinement éligibles au scellement.
La logique derrière cette liste d’exclusions semble limpide : starters (Lunara, Helion), légendaires (Irisalis) et raretés visuelles (Prismana) sont précisément les catégories qui pèsent le plus lourd dans la progression et l’identité d’un compte. Les exclure du Bond Pact revient à s’assurer qu’aucun bêta-testeur ne démarre le 16 septembre avec, dès l’écran de sélection, un avantage que les nouveaux joueurs ne pourront jamais reproduire à l’identique. L’exception se limite donc volontairement à une créature « du quotidien », suffisamment sentimentale pour être appréciée, sans jamais devenir un vrai raccourci de progression.
Pourquoi ce compromis a du sens
Ce choix mérite d’être salué pour son équilibre. Un wipe total sans aucune contrepartie aurait laissé un goût amer aux joueurs les plus investis dans la bêta, après des semaines à explorer Idyll et à peaufiner leur équipe. À l’inverse, autoriser la conservation de tout un roster, ou pire, d’un starter ou d’un légendaire, aurait créé un déséquilibre immédiat entre testeurs et nouveaux venus dès le premier jour du lancement mondial. En limitant l’exception à une seule créature commune ou peu commune, Pawprint Studio récompense la fidélité de sa communauté de bêta-testeurs sans pour autant fausser la ligne de départ pour tout le monde. C’est le genre d’arbitrage qui, sur le papier, ne satisfera jamais totalement personne, mais qui a le mérite de tracer une ligne claire et défendable plutôt que de multiplier les cas particuliers.
Cette approche tranche d’ailleurs avec la refonte du système de capture des Irisalis annoncée au même moment : deux décisions différentes, mais une même logique de fond, celle d’un studio qui cherche à limiter la frustration sans pour autant brader la progression.
Checklist : récupérer son Bond Pact le jour J
- Vérifiez que vous jouerez sur le même compte et la même plateforme qu’utilisés durant la bêta fermée : la récupération du Bond Pact y est explicitement conditionnée.
- Ne comptez pas sur un starter, un légendaire ou une forme chromatique parmi les créatures récupérables : ces catégories étaient exclues du scellement.
- Une fois en jeu, réclamez l’œuf scellé en priorité, avant de vous lancer dans l’aventure, pour éviter de l’oublier dans le feu de l’action.
- Débloquez d’abord la forme correspondante dans l’Aniilog : c’est cette étape, et non la rareté de la créature, qui autorise ensuite l’éclosion.
- Si vous n’avez pas participé à la bêta, ne vous inquiétez pas outre mesure : l’exception ne portait que sur une seule créature commune ou peu commune, pas de quoi créer un vrai écart de puissance avec les nouveaux joueurs.
Entre le wipe assumé et cette concession mesurée, Aniimo referme proprement le chapitre de sa bêta fermée. Rendez-vous le 16 septembre pour voir combien de dresseurs se précipiteront d’abord vers l’écran de réclamation du Bond Pact avant même de poser un pied sur Idyll.
